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La mer Morte

 

Mer de Sel en hébreu, la mer Morte est située à une altitude de 417 mètres au-dessous du niveau de la mer et atteint une profondeur équivalente dans sa partie septentrionale.

Des records uniques au monde ! Du reste, tout ce qui concerne cette mer est unique et fascinant, car non seulement elle se trouve au point le plus bas du globe terrestre, mais en outre le taux d’évaporation de ses eaux est supérieur à l’apport en eau fourni par le Jourdain, son seul affluent pérenne et les sources qui dévalent en hiver des monts de Judée et de Moab.

C’est la raison pour laquelle elle présente le taux de saturation en sels le plus élevé au monde : 340 grammes par litre d’eau. On l’appelle « mer Morte » précisément parce que sa salinité empêche toute vie dans ses eaux. Mais ces sels minéraux sont un remède à toute sorte de maladies et attirent de nombreux curistes.

La mer Morte est aussi une attraction touristique de choix puisque c’est la seule mer au monde où la baignade est une attraction touristique et thérapeutique dans sa partie septentrionale, et où les sels minéraux sont exploités à des fins industrielles dans sa partie méridionale. Grâce à sa densité exceptionnelle en substances minérales, dix fois supérieure à celle des autres mers, la baignade (carrément assis sur l’eau) produit des effets bienfaisants sur l’organisme et en particulier sur la peau. Les boues argileuses noires ont elles aussi des effets bénéfiques, à l’instar de l’air chargé de bromine qui exerce un effet apaisant sur le système nerveux. Autant de vertus thermales qui font la réputation de la mer Morte partout dans le monde et attirent de très nombreux touristes.

Son littoral occidental (le littoral israélien) est ponctué de plages à proximité desquelles se trouvent des établissements thermaux (Neve Zohar et Ein Bokek) et de grands centres touristiques dont les hôtels confortables et luxueux fournissent les services les plus diversifiés à leur clientèle.

Vous trouverez des dizaines d’hôtels et d’auberges dans les kibboutsim et les localités du coin, des restaurants et des centres commerciaux, des excursions organisées en Jeep, à dos de chameau avec réception dans une tente bédouine.

A votre disposition également : de la varappe sur les parois rocheuses qui surplombent la mer Morte, ainsi que des activités artistiques et culturelles – galeries d’art, ateliers d’artistes et d’artisans. Et bien entendu la visite d’exploitations agricoles adaptées au climat local.

Située sur les confins orientaux du désert de Judée, la mer Morte a un climat chaud et sec, et attire de nombreux amateurs de paysages désertiques. Sur son rivage coulent des sources d’eau douce autour desquelles pousse une flore sauvage.

La combinaison de paysages désertiques et d’oasis verdoyantes dans les sites de Sodome, du canyon du nahal Dragot, des réserves naturelle d’Ein Gedi et d’Einot Tsukim (Ein Fashkha) est d’autant plus remarquable que se trouvent à proximité des sites d’une grande importance pour l’histoire de la terre d’Israël et de la région.
 
Les plus exceptionnels sont la forteresse de Massada, la localité biblique d’Ein Gedi et le site de Qumran où ont été mis au jour les célèbres Manuscrits de la mer Morte. Des vestiges d’occupation humaine datant des débuts de la période chrétienne portent témoignage de la secte des Esséniens dont les premiers chrétiens s’inspirèrent pour établir leurs monastères.

La partie nord-ouest de la mer Morte est depuis longtemps la destination de pèlerins chrétiens qui affluent surtout à l’époque de Pâques et poursuivent encore à l’heure actuelle leur pèlerinage en direction de Jéricho et du Jourdain (où se trouve le site traditionnel du baptême du Christ).

Autre attraction touristique et religieuse chrétienne : les monastères érigés sur des éperons rocheux du désert de Judée. Dès le IVe siècle en effet essaimèrent dans cette région des mouvements érémitiques chrétiens dont les adeptes, désireux d’imiter la vie de Jésus, souhaitaient se consacrer exclusivement à la prière. Ils érigèrent des monastères creusés dans la roche, notamment ceux de Qarantal (le monastère « de la Quarantaine »), Saint-Georges, Koziba et Mar Saba dont certains, toujours occupés par des moines, peuvent être visités.